Avertissement : Les opinions exprimées dans ce forum sont celles des membres d'aujourdhui.com. Avant de suivre un conseil extrait d'une discussion, veuillez le valider avec votre médecin traitant !
Voir le profil
L’accès et l’utilisation du forum sont
réservés aux membres d'Aujourdhui.com.
Vous pouvez vous inscrire gratuitement en
cliquant ici.
Si vous êtes déjà membre, connectez-vous ici :
Coucou les filles,
Je vous comprends Luna et virginieloana, car je suis passée par là. J'étais une enfant obèse et à l'époque les endocrinologues ne tenaient pas compte des répercussions psychologiques des régimes sur les enfants. Tous les aliments sympas étaient diabolisés et mes pauvres parents, souhaitant le meilleur pour leur fille et consentant de vrais sacrifices pour me faire suivre par les meilleurs médecins, essayaient de me faire suivre le régime d'une main de fer. A l'école, les enfants étaient terribles avec moi : "patate, bouboule, la grosse" étaient mes surnoms.
Je me suis construite en tant que grosse. Devant absolument maigrir pour être aimée.
A 11 ans, j'ai perdu 13 kg en trois mois (si, si çà existe!), j'étais dans la normale pourtant si j'entendais "Patate" je me retournais, persuadée que cela m'était adressé.
Adolescente, j'étais très complexée, je n'étais pourtant plus obèse, juste un peu ronde (comme maintenant à 47ans d'ailleurs! rire) J'ai rencontré mon mari à la fac, et je trouvai extraordinaire qu'un homme puisse m'aimer. De 17 à 25 ans, j'avais une idée fixe : faire moins de 50 kg (je mesure 1,57m) mais malgré toutes mes tentatives de régime je n'y arrivais pas (52-55 était mon poids de forme)
Pour mon mariage, boostée par ma robe blanche, miracle je suis arrivée à 49kg. Génial allez vous penser. Oui et non : c'est là que je me suis aperçue que même mince, je ne m'aimais pas : je n'aimais pas mes jambes, je n'aimais pas mon profil. En fait, ce n'était plus une question de poids, c'était s'accepter comme on est!
Ma chance c'est que je l'ai réalisé assez tôt dans ma vie d'adulte. J'en ai pris mon parti : au début, je me suis dit ce n'est pas grave de ne pas aimer son image , ce sont les autres qui vivent avec et eux, visiblement cela ne l'est dérange pas.
Et puis, si je n'aime pas mon image, j'aime ce que je suis en dedans : mes valeurs, ma lecture de la vie, ma capacité à résoudre les difficultés, à soutenir ceux que j'aime..
En prenant de l'âge, l'expérience aidant, je me suis aperçue que si mon image ne me plaisait pas, je ne trouvais pas la majorité des femmes plus belles que moi. Et peu à peu je suis rentrée dans la norme à mes propres yeux. Aujourd'hui, je ne suis ni belle, ni laide, ni obèse, ni squelettique, ni surdouée, ni stupide Je suis moi et çà me va ! ;-)
Cela ne m'empêche pas de me remettre au régime régulièrement, je reste une personne qui a tendance à prendre du poids qui ne se surveille pas en permanence! arff! mais je le gère comme je gère mes succès et difficultés professionnels, mes bonheurs et difficultés familiaux, bref : la vie quoi !
Je ne suis pas sure que mon témoignage vous soit utile, car je crois moi aussi que "l'expérience est une lanterne qui n'éclaire que le chemin de celui qui la porte" mais je vous souhaite de continuer votre cheminement afin de trouver à votre tour votre propre cohérence
Amitiés
Evelyne