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Règles irrégulières : quand faut-il s’inquiéter ?
Quelle femme n’a pas eu une fois dans sa vie un souci de règles ? Aucune bien sûr ! S’ils sont fréquents, des cycles irréguliers sont-ils pour autant bénins ? Plusieurs études semblent relier ce trouble à diverses maladies : diabète, maladies cardiovasculaires et ostéoporose. Le point avec le Dr Young, service d'endocrinologie et des maladies de la reproduction à l’Hôpital Bicêtre.
Des cycles irréguliers peuvent-ils être des signes annonciateurs de maladies futures ou peuvent-ils constituer des indicateurs de troubles du métabolisme ? Plusieurs études le laissent entendre…
Evaluer votre risque cardiovasculaire
Selon le Dr Solomon, cette étude ne doit pas inquiéter inutilement les femmes qui présentent des cycles fluctuants. Néanmoins, elles peuvent demander à leur médecin d’évaluer leur risque cardiaque et envisager de perdre du poids en cas d’obésité.
Selon le Dr Jacques Young, du service d'endocrinologie et des maladies de la reproduction à l’Hôpital Bicêtre, "deux phénomènes pourraient expliquer ces résultats. D’une part, une forte proportion de femmes victimes de cycles irréguliers souffre d’une condition appelée syndrome des ovaires polykystiques, marquée par un niveau excessif d’hormones mâles. D’autre part, l’irrégularité des cycles peut traduire une carence en estrogènes, dont on connaît le rôle protecteur vis-à-vis des maladies cardiovasculaires".
Le syndrome des ovaires polykystiques serait relativement fréquent, affectant 5 à 10 % des femmes. Alors que certaines présentent des traits caractéristiques (hirsutisme, acné…), d’autres en sont exemptes. "Cette condition se caractérise également par une hyperinsulinémie (résistance à l’ effet de l’insuline), qui peut favoriser les maladies cardiovasculaires, l’obésité2 ou bien sûr le diabète".
Une prédisposition au diabète
Une étude3 menée en 2001 sur plus de 100 000 femmes avait permis d’identifier une augmentation du risque de développer un diabète de type 2 en cas de cycles supérieurs à 40 jours ou très irréguliers.
Ce risque est multiplié par 2,08 en moyenne et varie en fonction du poids : risque multiplié par 3,86 en cas d’obésité associée, 1,74 en cas de surpoids et par 1,67 pour les femmes de poids normal.